Bonjour !

 

Bien que je n'aie pas eu de retours sur la première partie de l'histoire, je vais continuer de la poster ici parce que je suis bornée ! xD Et surtout, parce que ça me permet de regrouper toute l'histoire au même endroit (c'est dans la nouvelle catégorie du menu horizontal, "les contes des âmes perdues"). C'est plus pratique ! Bref, je vous laisse faire la connaissance de mon jeune homme sans nom !

 

Forest

 

Le brouillard ne me quittait pas.

 

Noir, noir, des rocs s'entrechoquaient dans ma tête.

Puis la lumière.

Entrouvrant mes yeux, soulevant d'un effort herculéen mes paupières lourdes comme le fardeau d'Atlas, je me tirai des enfers de la mort. De la douleur, seule chose que je ressentais. Aiguë, infâme, immobilisante, elle riait au plus profond de moi. Un sol sec et rocailleux, seule chose que je voyais. Je bougeai un doigt, puis ma main, faiblement. De l'eau, qui ruisselait sous ma paume. Où étais-je ? La douleur se riait toujours de moi, je ne pouvais me lever pour obtenir la réponse à ma question. Je n'entendais rien qui ne soit l'oeuvre du vent. Personne qui vive. Alors je restai à terre, tel les os dont j'ignorais la présence, jonchant le sol comme tant de branches mortes à mes côtés.

 

Les heures passèrent, le jour déclina.

 

La douleur s'estompa.

 

Je me levai enfin, comme mû par une force invisible. Le brouillard ne me quittait pas. Enfin, je voyais où je me trouvais. Un ravin, parcouru en son centre par un mince filet d'eau. Et à mes pieds, des ossements épars. Je ne daignai même pas ciller. Ma conscience m'avait abandonné. Mais je connaissais ce ravin, je le savais. J'observais les alentours, tentant de comprendre comment j'avais pu me retrouver au pied de ces insurmontables falaises. Je luttais contre le brouillard ensevelissant mon esprit. Un coup dans la brume. Je ne me souvenais de rien. Une seconde frappe. Des sensations me revenaient. Une troisième. Une chambre délabrée. Quatrième. “Je vais mourir.”

 

Je m'immobilisai. J'avais prononcé ces mots avant de sombrer. Pourquoi ? Je baissai la tête et inspectai mes mains, puis me touchai le visage. Je fermai les yeux, et soupirai de soulagement. Je n'étais pas mort. Je me concentrai sur les battements de mon cœur. Seul un silence assourdissant me répondit. Je posai ma main gauche sur ma poitrine. Je n'étais pas vivant.